Le Printemps dans une petite ville

de Tian ZhuangzhuangZhuangzhuang, film de 2002

Durée : 1h56
Présenté par Luisa Prudentino

Jeudi 18 décembre 2008 à 20h30
Auditorium du CCF

Tian Zhuangzhuang , qui fait partie de la prestigieuse promotion de 1982 de l’Institut du Cinéma de Pékin, est l’un des cinéastes phares de la 5ème génération ainsi que l’un des réalisateurs les plus importants du cinéma chinois. 

Nous avons eu le plaisir l’an passé de découvrir son superbe Le  Cerf Volant Bleu (1993) qui au travers des événements importants de l’histoire moderne de la Chine, montre combien la politique empiète sur la vie des gens ordinaires et peut même la détruire.
A l’époque, ce film est violemment attaqué et Tian Zhuangzhuang écope dix ans d’interdiction de tournage !

Le Printemps dans une petite ville signe enfin son retour officiel sur les plateaux en tant que metteur en scène.
Remake du célèbre film tourné en 1948 par Fei Mu, c’est  l’histoire d’un triangle amoureux entre une jeune femme, son mari malade et un ancien amant. C’est le film que Tian Zhuangzhuang  préfère par dessus tout, l’un des films visionnés plusieurs fois pendant dix ans de latence jusqu’à ce que  soudainement l’idée de faire un remake s’impose naturellement.

Tian Zhuangzhuang montre n’avoir rien perdu de son style original et, grâce aussi a la  photographie, magnifique du taïwanais Mark Lee (directeur de la photographie de In the mood for love), il nous offre un film d’une beauté somptueuse.

Ce film remporte le prix San Marco au Festival de Venise 2002.


Nous vous rappelons nos prochains rendez vous:

 Jeudi 15 janvier 2009 avec la projection de Kekexili de Lu XuechangXuechang (2005)
Jeudi 5 février 2009 avec la projection de Train de nuit de Diao Yinan ( 2007)
 
Luisa Prudentino a écrit Le Regard des ombres, ou elle brosse le panorama de la création cinématographique chinoise tout en donnant du sens à son évolution si difficile à décrypter de l’extérieur.
“..en mettant de l’ordre la ou il n’en existe plus guère, en soulignant les virages et les lignes de force, en ouvrant une fenêtre sur ce “ regard des ombres “, Luisa Prudentino fait assurément oeuvre utile y compris pour les Chinois qui ignorent toute la richesse et l’étendue de leur production nationale...”  extrait de la préface de ce Regard des ombres, écrite par Pierre Haski ( Libération, Pékin ).

Pour celles et ceux qui désireraient en connaître d’avantage sur ce cinéma chinois, nous vous recommandons très chaleureusement cet ouvrage. Il est actuellement en vente ou accessible à la commande  à  la librairie l’Arbre du Voyageur( CCF).